Un portrait peut avoir un fond neutre

Un portrait peut avoir un fond neutre

Video installation, quadraphonic sound, variable dimensions,14’40” 2005 (excerpt)

Production Le Fresnoy, Studio national des arts contemporains, Tourcoing, France, 2005

Referencing the static background landscapes in portraiture, this work examines the disquieting “line behind” of Flemish paintings and the schematic concept of space and context. The idea of the horizon and the notion of perspective is linked to the imposed model of seeing the world from a fixed and stable point of view. Based on this idea, I decided to capture images of the sea horizon in the open sea to record the movement of a line that we suppose, – or better, we know-, as fixed and stable. This line oscillates and fractures, it moves. And through this movement space is conceived in another way, and objects and landscapes have to be reorganized accordingly. The soundtrack of the piece is composed by natural ambients and the voice of a woman saying a texte upon space in a wide sense and not directly related to what is seen in the image. In this piece I want to reflect on the idea of stability and instability that exists between the observer and the observed, question the supposition that we always see upon a strong platform and examine how that line in movement organizes the frame.

Installation vidéo, son quadraphonic, dimensions variables, 14’40” 2005 (extrait).

Les images qui sont à l’origine de ce projet d’installation vidéo proviennent de la peinture. Dans les portraits, les paysages apparaissaient toujours statiquement à l’arrière-plan, comme des images arrêtées – la déconcertante ‘ligne arrière’ des tableaux flamands servant de conception schématique de l’espace et de contexte : idée liée à l’horizon, à la perspective, à la notion de distance, à la forme des choses dans le monde, d’un modèle imposé à la vision, toujours basé sur un point de vue fixe et stable.
À partir de cette référence, j’ai choisi de tourner, en haute mer sur un bateau amarré, des images de l’horizon de la mer afin d’enregistrer les mouvements d’une ligne que l’on pense – et même, que l’on sait – fixe et stable. Mais cette ligne oscille, se fracture, elle bouge. Et dans le mouvement, l’espace se conçoit différemment. Ainsi les objets du monde, le paysage, l’espace, les choses, se réorganisent en conséquence.
La bande sonore qui accompagne les images de la séquence vidéo reste abstraite, sans relation directe avec ce qui est vu. De temps en temps, elle est entrecoupée par la voix d’une femme qui lit un texte. Plus que son contenu, c’est la façon de lire – sa régularité, sa tonalité, son rythme – qui lie le texte et les images, leur mouvement, pour ouvrir d’autres voies dans l’oeuvre.
À la base de ma réflexion se trouve la notion relative de stabilité/instabilité qui existe dans tout rapport entre l’observateur et son sujet. Est ainsi remise en question la supposition d’une base ferme du regard afin d’observer comment cette ligne, dans son mouvement, travaille à l’intérieur du cadre de l’image.

http://www.lefresnoy.net/fr/Le-Fresnoy/production/2005/installation/68/un-portrait-peut-avoir-un-fond-neutre

Group Exhibition, Panorama 6, Casting Stories, Le Fresnoy Studio national des arts contemporains, 2005

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